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UN AVENIR INCERTAIN POUR L'ANGLETERRE

Mis à jour : 30 août 2019

L'Angleterre est toujours en négociation avec l'Europe afin de trouver un accord pour quitter la coalition. Après de nombreuses dates dévoilées, elles ont toutes été reportés à cause de manque d'accord. Désormais, le Brexit est retardé au 12 avril en cas de nouveau désaccord.


"Après l'heure, c'est plus l'heure" confie Guy Verhofstadt dans sa chronique pour L'Opinion. Après de long mois et de longues heures de négociation, le Conseil Européen et l'Angleterre ont enfin trouvé un accord. Celui-ci ne manque plus que d'être voté par les députés anglais, ce qui est loin d'être gagné. Cependant si ce gouvernement vote l'accord, l'Angleterre quitte officiellement l'Union Européenne le 22 mai. Juste à temps pour les élections européennes, qui ont lieu le 23 et 24 mai 2019. En cas de refus, ces élections restent incertaines, voteront-ils ou ne voteront-ils pas ?

Credits : HENRY NICHOLLS

Les Britanniques manifestent contre le Brexit. Samedi 23 mars, dans le centre de Londres, beaucoup se réunissent pour se faire entendre par le gouvernement. Leur revendication ? Un nouveau référendum quant au futur de leur pays. Le rassemblement s'est déroulé sans débordements, aucuns policiers n'étaient présents. Contrairement aux voisins français, manifester, pour eux, n'est pas naturel et pourtant, selon les organisateurs, un million de personnes était dans les rues londoniennes. Du quasi jamais vu. Sur les pancartes, ils écrivent "Personne n'a voté pour ce chaos", "Donnez-moi une chance de connaître l'UE" pour les plus petits, "Stop Brexit, sauvez des jobs", les anglais veulent que cela cesse. Beaucoup témoignent en expliquant ce que l'UE leur a apporté et ce qu'ils vont perdre en sortant de la coalition.

Le 24 mars, la pétition pro-UE comptabilise plus de 4,8 millions de signatures, de quoi faire réfléchir le gouvernement. Elle a été envoyé au Parlement. Après avoir reçu de nombreuses menacent de mort et avoir été dans l'obligation de fermer son compte Facebook, la créatrice de la pétition témoigne sur Twitter "Hier soir, j'ai reçu trois menaces de morts par téléphone. Qui veut tellement du Brexit qu'il est prêt à tuer pour lui?".


Recap' des événements précédents

Le Brexit a été voté le 29 mars 2017, après 66 ans de coalition. Décision serrée qui s'est jouée à 51,9% pour les favorables contre 48,1% pour défavorables. Les majoritaires qui souhaitent le Brexit se situe en Angleterre. En effet, l'Ecosse et l'Irlande ont voté, à presque l’unanimité, pour le maintien dans l'Union Européenne. Le 1er octobre 2018, le Royaume-Uni a déclaré qu’il traitera les Européens sur leur sol comme n’importe quel immigré. En effet, il lance une politique anti-immigration valable pour tout le monde. Theresa May déclare vouloir arrêter la libre-circulation. Les conditions pour les travailleurs seront donc plus strictes ; les étrangers seront acceptés seulement si le pays manque de main-d’œuvre anglaise. Ils devront pouvoir attester un certain niveau de revenu pour venir dans le pays pour qu’on puisse analyser leur demande d’emménagement au Royaume-Uni. Dorénavant, ce sera donc les capacités des personnes qui passeront en premier plutôt que leur origine, les européens ne sont plus avantagés. Tout le monde est remis sur le pied d’égalité. La première ministre, avec cette nouvelle politique, met en place son programme promis en juin 2017. Son but étant de réduire l’immigration de plus de moitié. Le secteur financier, l’exportation, l’immigration et plein d’autres secteurs seront touchés. Cette séparation coûte cher au pays, le coût est estimé à 500 millions de livres par semaine, c’est-à-dire 26 milliards de livre par an. C’est une baisse par rapport aux dernières années, elle est expliquée par le retrait d’investissement à l’étranger, notamment à Bruxelles.