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QASSEM SOLEIMANI : QUI ÉTAIT LE GÉNÉRAL TUÉ PAR TRUMP?


Son nom fait presque trembler le monde entier. Assassiné sous les ordres de Donald Trump le 3 janvier 2020, le général Soleimani avait une place fondamentale en Iran. Avec sa mort surviennent de lourdes conséquences pour de nombreux pays. Mais qui était Qassem Soleimani ?


Un soldat de tous les fronts

Le général commence sa carrière militaire en 1979 en participant à la révolution iranienne. Un an plus tard, il fait ses réels premiers pas dans la guerre opposant l'Iran à l'Irak. Pendant des années, il sert le frond sud et passe gardien de la révolution dans sa ville d'origine, Kerman. Assez rapidement et après avoir prouvé sa bravoure en participant à l'écrasement d'une révolte kurde, il devient lieutenant.

Qassem Soleimani n'a pas fini de servir son pays et de défendre plusieurs fronts. Il est envoyé au Sistan-et-Baloutchistan afin de lutter contre les groupes indépendantistes arabes sunnites et les trafiquants de drogue à la frontière afghane. De là, il est promut 41ème Division Tharallah.

Des années 2000 à 2010, il apporte son aide au Liban et à la Palestine dans leurs différentes luttes.

Devenu major général, Qassem Soleimani engage la force Al-Qods à partir de 2012 dans le conflit syrien. Il est le chef de milliers de miliciens islamistes chiites venus d'Irak, du Liban, du Pakistan ou encore d'Afghanistan et qui sont un appui pour Bachar el-Assad.



Une forte influence militaire

Commandant de la force Al-Qods du corps des Gardiens de la Révolution Islamique, Qassem Soleimani était majeur de la politique iranienne.

Lors de la campagne d'Afghanistan en 2001, le général prend position devant le Conseil Suprême de Sécurité Nationale. Il soutient l'idée d'une coopération entre l'Iran et les Américains contre les talibans. Après quelques arrangements, cette alliance tombe en fin 2002 lorsque les Etats-Unis préparent l'invasion de l'Irak. George W. Bush a également déclaré que l'Iran faisait partie de l'"axe du mal".

Toujours dans sa lutte contre l'Irak, il développe un réseau de milite chiite pro-iranienne en 2003. Avec son armée, il dirige des actions contre les Etats-Unis. Les relations entre les deux forces militaires se tendent de plus en plus.

A l'arrivée des manifestations contre le gouvernement irakien, proche de l'Iran, en octobre 2019, le général réunie des responsables de la sécurité irakienne à Bagdad pour rappeler la valeur de sa milice et proposer son aide dans le contrôle des manifestations. Cette répression cause 600 morts.

Une nouvelle fois à Bagdad en octobre 2019, selon l'agence Reuters, il aurait donné l'ordre à ses milites chiites de lancer des attaques sur des cibles américaines. Le but ? Obtenir une contre-attaque des Etats-Unis et, ainsi, tourner les Irakiens contre le pays d'Amérique du Nord. La riposte ne s'est pas fait attendre.

« Pour les chiites du Moyen-Orient, c’est un mélange de James Bond, Erwin Rommel et Lady Gaga. Pour l’Occident, il est […] responsable d’avoir exporté la révolution islamique de l’Iran, de soutenir les terroristes […] de mener les guerres de l’Iran à l’étranger. » disait un analyste de la CIA, Kenneth Pollack.



Assassinat ordonné par Trump

Les attaques des milices chiites, commanditées par Qassem Soleimani, n'ont pas tardé. Dès le 27 décembre 2019, à Kirkouk (Irak), 36 roquettes s'abattent sur une base militaire Américaine. Vengeance des Etats-Unis le 29 décembre avec des bombardements sur cinq sites clés, notamment l'ouest de l'Irak et l'est de la Syrie. 25 combattants de la milice meurent et 51 sont blessés. Les milices répondent en s'introduisant dans l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad. Donald Trump, déclare qu'il tient l'Iran comme responsable des attaques précédentes. C'est le 3 janvier que Qassem Soleimani est assassiné en sortant de l'aéroport de Bagdad par une frappe d'un drone ciblé. L'attaque a été lancé par le Président des Etats-Unis. Vendredi 17 janvier, Trump raconte la scène : « Ils ont dit : "Monsieur -- et vous savez, ça vient de caméras à des kilomètres dans le ciel. Ils sont ensemble, Monsieur […] Ils ont deux minutes et onze secondes à vivre. Ils sont dans la voiture. Ils sont dans un véhicule blindé qui est en marche. Monsieur, ils ont environ une minute à vivre, Monsieur… 30 secondes, 10, 9, 8…" Et puis soudain, "boom". "Ils ne sont plus là, Monsieur." ».