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LE BOUCHER D'HANOVRE : UN TUEUR EN SÉRIE CANNIBALE

Allemagne, 1918-1924, des jeunes garçons disparaissent un à un. Entre enlèvement, viol, meurtre, démembrage et vente de chair humaine, Fritz Haarmann, un homme instable fait rage sur la ville. Histoire de celui qu'on appelait "le boucher d'Hanovre". 


Une enfance et une adolescence déjà mouvementées

Fritz Haarmann, connu plus tard sous « le boucher d’Hanovre » est le 6ème enfant d’une famille défavorisée. Petit, il est décrit comme n’aimant pas les « activités de garçons » et le sport mais comme un petit garçon préférant s’amuser avec les jouets de ses soeurs.

À ses 16 ans, un cheminot le soupçonne d’agression d’enfants. Celui-ci meurt quelque temps plus tard. Ollie Haarmann, le père de Fritz, soupçonne son fils d’être l’auteur du crime. Cette supposition ne sera jamais confirmée.

Il est envoyé en école militaire où on dit de lui qu'il est "un bon soldat" mais est renvoyé à cause de ses fréquentes crises d’épilepsie. Il trouve alors un travail dans une fabrique de cigarettes.


Ses premiers délits : entre violence et escroquerie

Sa première arrestation a lieu en 1898 pour « agressions sexuelles sur des enfants » mais il ne purgera aucune peine car un psychologue le déclare « irresponsable » et l’envoie, pour une durée indéterminée, en psychiatrie. Il n’y reste pas bien longtemps car il réussit à s’enfuir six mois plus tard. Il part chez son cousin, en Suisse pendant deux ans. Là-bas, il s’engage à nouveau dans l’armée mais doit, encore, arrêter dû à des raisons médicales. Fritz Haarmann finit par rentrer en Allemagne où il commence un travail dans l’entreprise de son père.

Les relations entre père et fils sont tendues et une violente dispute éclate. Le jeune est arrêté pour « agressions » mais, encore une fois, pas de peine de prison. Il doit passer une nouvelle évaluation psychiatrique et cette fois-ci, les médecins déclarent qu’il n’y a aucune instabilité mentale. Les charges contre lui sont donc annulées.

Cambriolages, vols et escroqueries rythment ses années de jeune adulte. Il est souvent arrêté par la police et fait plusieurs allers retour en prison entre 1905 et 1912. Pour enlever les feux de projecteurs, braqués sur lui depuis quelque temps, il se rapproche des membres de la police et devient leur informateur. Bien entendu, il continue ses activités à l’insu de la police.



Le passage au « boucher d’Hanovre »

Le boucher d’Hanovre est coupable d’au moins 24 meurtres entre 1918 et 1924. À cette même période, en 1919, le boucher rencontre un jeune fugueur Hans Grans qui devient son amant et complice, au moins dans les escroqueries.

Ses proies ? Des jeunes banlieusards, des jeunes fugueurs ou encore des prostitués, souvent près de la gare centrale d’Hanovre. La plupart de ses victimes ont entre 16 et 20 ans. Son mode opératoire ? Entraîner la victime jusqu’à son appartement, la tuer en mordant sa gorge -pouvant aller jusqu'à la trachée- et parfois pendant l’acte sexuel, la démembrer, puis jeter les morceaux dans la rivière Leine. Quant aux affaires personnelles de la victime, ils sont soit vendu au marché noir, soit garder par Haarmann. Lui et son amant Hans auraient également vendu de la chair humaine au marché noir en la faisant passer pour du porc. Malgré le fait qu’aucune preuve n’est été trouvée, Fritz Haarmann a la réputation d’être un vendeur de viande de contrebande.

Sa première victime, Friedel Rothe, a 17 ans et disparaît en septembre 1918. Des sources indiquent à la police qu’Haarmann est la dernière personne à l’avoir vu mais les policiers ne trouvent rien contre lui.


La fin des meurtres

En juin 1924, la police parvient finalement à coincer Fritz Haarmann lorsqu’ils découvrent des ossements jetés dans la rivière Leine qui s’échouent en masse. Ils trouvent plus de 500 os humains. Les soupçons sont tout de suite posés sur Haarmann, à cause de ses nombreuses précédentes arrestations. Il est placé sous surveillance dans la nuit du 22 juin où il rôde dans la gare centrale d’Hanovre. La police organise une perquisition chez lui : des effets personnels des victimes et des grandes taches de sang sur les murs sont trouvés. Il n’y a plus de doute, Haarmann est bien le boucher d’Hanovre.

Très rapidement pendant l’interrogatoire, il confesse « les viols, les meurtres et les dépeçages de ses victimes depuis 1918 ». Il rajoute également avoir tué « quelque part entre 50 et 70 » jeunes personnes. La police trouve des preuves pour seulement 27 crimes.

Son procès a lieu le 4 décembre 1924 et est assez étonnant car, à ce moment-là de l’histoire, le terme de « tueur en série » n’existait pas. Les médias et l’opinion publique lui donneront plusieurs surnoms en dehors du « boucher d’Hanovre », il est aussi appelé « le loup-garou », « le vampire » ou encore « l’homme-loup ».

Fritz Haarmann, le boucher d’Hanovre, meurt guillotiné le 15 avril 1925 en prononçant comme derniers mots : « Je suis coupable, messieurs, mais je veux mourir comme un homme. Je me repens, mais je n’ai pas peur de la mort ».



Références :

- Dossiers criminels : http://users.skynet.be/dosscrim/haarmann/index.html

- Podcast RTL : https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/le-boucher-de-hanovre-7791860287

- Le Point : https://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/19-decembre-1924-le-jour-ou-le-boucher-de-hanovre-est-condamne-a-mort-19-12-2018-2280466_494.php

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