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Confinement : les femmes et les enfants battus plus que jamais en danger

Enfermés avec leur(s) bourreau(x), les femmes et les enfants continuent d’être en danger, et même plus qu’auparavant. Les violences conjugales augmentent de 30%, les appels à Allo Enfance de 80%. Le gouvernement multiplie les mesures pour les protéger face à cette situation.


Des chiffres en forte augmentation depuis le confinement


Selon les derniers chiffres, les violences conjugales ont augmenté de presque 30% depuis le début du confinement. Fin mars, Christophe Castaner déclarait sur France 2 qu’il y avait une “augmentation de 32% des interventions en zone de gendarmerie sur des signalements de violences conjugales. À Paris, le chiffre est monté à 36%”.


“La plupart des affaires qui continuent d’arriver sont des affaires de violences intra-familiales. Et dans pratiquement tous les cas, il y a des violences conjugales” explique au média Brut Sophie Partouche, procureure des affaires familiales au tribunal de Nancy. Elle continue : “Depuis quelques semaines, nous voyons beaucoup de personnes parfaitement insérées, il n’y a pas de problématiques majeures stupéfiantes ou alcooliques. Ce sont des personnes “normales” mais qui se retrouvent tout à coup plongées dans une situation où ils ont perdus leurs repères”.


Les enfants sont également en danger pendant cette période de confinement. Selon Le Journal du Dimanche, le service Allo Enfance a vu le nombre d’appels augmenter de 80% à la mi-avril. En effet, pour de nombreux d’enfants battus, l’école est presque le seul échappatoire à leur(s) bourreau(x) mais celle-ci fermée, ils se retrouvent alors coincés. Le Secrétaire d’État à la protection de l’enfance Adrien Taquet demande “à chacun à redoubler de vigilance pendant cette période et à composer le 119 si l’on est témoin, même auditif, même dans le doute, de violence sur un enfant”.


Les mesures mises en place par le gouvernement


L’organisation Nous toutes qui lutte contre les violences sexistes et sexuelles ne cesse de le répéter : il est déconseillé de sortir mais il n’est pas interdit de fuir. 


L’Ordre des Pharmaciens a lancé, avec le Ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, un dispositif d’alerte pour les victimes de violences conjugales. Les rares moments où ces femmes se retrouvent seules, c’est en allant faire les courses, à la pharmacie… De ce fait, les femmes pourront signaler aux pharmaciens qu’elles sont victimes de violences conjugales. Ils devront prévenir les forces de l’ordre immédiatement pour qu’ils puissent intervenir et protéger les personnes en danger. Si les conjoints sont présents, un code a été installé : “masque 19”.


Les femmes de violences conjugales peuvent désormais envoyer un message au 114 pour donner l’alerte si elles ne peuvent pas appeler la police ou les secours. Le service est disponible tous les jours, 24h sur 24.


Le service Allo Enfance en danger a activé son plan de continuité d’activités, c’est-à-dire que les cellules d’écoute et d’aide restent ouvertes. De plus, le gouvernement a installé des permanences dans les tribunaux pour enfants.


Le Ministère de la Justice a mis en place un dispositif “d’éviction du domicile familial” pour l’auteur des violences. Lorsque la femme souhaite partir, elle peut disposer de nuits gratuites à l’hôtel.


Les numéros d’urgence à connaître 


L’heure est à la vigilance pour tous. Si vous remarquez des signes de violences tels que des hématomes, plaies, marques, fractures ou si vous entendez ce qui pourrait ressembler à de la violence, n’hésitez pas et signalez-le. 


Violences conjugales, appelez le 3919.

Violences sur les enfants, appelez le 119.

En cas d’urgence, appelez le 17.


L’organisation Nous toutes a également listé les dispositifs d’accompagnements des femmes et des enfants victimes de violence pendant le confinement pour chaque département : Violences confinement.


Restez chez nous sauve des vies, signaler les violences aussi.


#Restezchezvous

#Sauvezdesvies

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