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CONFINEMENT : COMMENT FONT LES AUTRES PAYS ?

Mis à jour : mai 9

Le confinement dû à la crise sanitaire du COVID-19 a touché ou touche encore le monde entier. Mais pour chaque pays la situation diffère : règles strictes, respect de la population, pénuries… Zoom sur le Japon, le Mexique et la France.



Charles, étudiant à Tokyo : « Les japonais respectent les règles »


Le 7 avril 2020, il y avait sept départements sur 47 dont Tokyo qui étaient en confinement. Au fur et à mesure, cela s’est étendu sur tout le pays. Le confinement n’est pas vraiment obligatoire mais c’est une forte demande du gouvernement. Normalement, l’état d’urgence continue jusqu’au 5 mai. Cependant, la loi japonaise interdit de nous sanctionner si nous sortons. Le gouvernement fait tout pour ne pas inciter la population à sortir. Par exemple, ils viennent d’interdire la vente d’alcool après 20 heures dans les bars et restaurants ferment à 19h30/20 heures au lieu de 3/4 heures. Et tous les commerces et autres ferment beaucoup plus tôt. Seuls les magasins d’alimentation restent ouverts normalement.

De manière générale, les règles sont plutôt bien respectées, beaucoup plus qu'en Europe. Les Japonais sortent beaucoup moins de chez eux et ceux qui sortent restent très prudents. Cela repose en partie sur la culture japonaise : transgresser les demandes du gouvernement est un déshonneur pour eux et ils seraient très mal vus. Au niveau des habitudes de consommation, les Japonais restent raisonnables dans l’ensemble sauf avant le confinement où il y a eu une pénurie de papier toilette. J’ai remarqué que les pâtes étaient en rupture de stock alors que ce n’est pas forcément quelque chose qu’ils ont l’habitude de manger. Le gouvernement a bien insisté sur cet aspect-là, qu’il n’y aurait pas de pénurie des produits de première nécessité.


J’ai préféré rester ici pour le confinement et ne pas être rapatrié en France car j’avais déjà mon billet de retour pour mi-août depuis un moment. De plus, la situation en France devenait beaucoup plus critique donc c’est plus agréable de le faire au Japon. J’ai la chance d’avoir mes amis de l’école qui vivent à côté de chez moi et j’ai acheté un vélo pour éviter de prendre les transports. Le seul souci est que je ne peux pas voir ma famille qui était censée me rendre visite mais qui a dû annuler. Et la seule chose que je regrette un peu est de ne pas pouvoir voyager en ce moment dans le Japon.


David, jeune travailleur à Mexico : « Certains Mexicains ne peuvent pas se permettre d’être confinés »


Nous sommes confinés depuis début mars. Le confinement n’est pas obligatoire, il est sur la base du volontariat mais la plupart du pays le fait. Seuls les magasins de première nécessité sont ouverts et quelques restaurants sont toujours ouverts mais seulement pour de la vente à emporter ou en livraison. Nous n’avons pas encore de date pour le déconfinement. Nous essayons tous de faire assez de courses pour tenir sans avoir besoin de sortir. La population n’est pas paranoïaque et n’achète pas bêtement, seulement ce dont ils ont besoin.

Beaucoup de Mexicains ne respectent pas le confinement et ils sortent comme d’habitude, vont se balader ou encore partent travailler. Mais pour certains, financièrement, ils ne peuvent pas se permettre d’arrêter de travailler, ils en ont besoin. Les personnes en quarantaine vont bien, nous avons de la nourriture et nous pouvons en trouver facilement mais le pays en général ne va pas bien. Il y a beaucoup de difficulté financière au Mexique et le gouvernement ne les aide pas. Mon grand-frère est au Canada en ce moment et là-bas le gouvernement les aide beaucoup plus qu’ici.

Notre gouvernement est une blague. Le premier mois où nous parlions du coronavirus, notre Président, Andrés Manuel López Obrador, disait que le virus n’était pas si important et que nous avions tous besoin de continuer à nous faire des câlins. Le deuxième mois, il disait que des stickers à son effigie étaientt un totem pour de la chance et qu’il ne pouvait pas être infecté. Désormais, il prend la menace plus au sérieux mais n’applique toujours pas la mesure pour lutter contre le COVID-19 comme par exemple, rendre le confinement obligatoire ou le port de masque obligatoire.


Laëticia, comptable agricole à Saint-Gaudens : « Je vis très bien le confinement »


Je vis très bien le confinement depuis le début (le 16 mars) parce que je suis confinée avec mon conjoint. Normalement, il est souvent sur la route pour son travail mais en ce moment, nous pouvons passer plus de temps ensemble. J’ai aussi la chance d’avoir un jardin et deux chiens très heureux que nous soyons avec eux. Le seul inconvénient pour nous est que nous avions l’habitude d’aller manger dehors mais ce n’est que matériel.


Je suis comptable agricole et comme les agriculteurs continuent de travailler, moi aussi, même si c’est en télétravail. Cependant, ce n’est pas facile car, normalement, nous devons aller voir nos clients et leurs exploitations. Confinés, nous essayons de les avoir régulièrement au téléphone. C’est aussi ma période fiscale, c’est-à-dire la période de l’année où j’ai le plus de travail et avec le confinement, j’en ai encore plus parce qu’il y a de nouveaux aspects à gérer. Si nous sommes déconfinés le 11 mai, je continuerai le télétravail tant que le travail n’aura pas pris de mesure de sécurité.

Chez nous, beaucoup ne respectent pas le confinement : ils se baladent, sortent à plusieurs, avec les enfants régulièrement… Certains magasins comme les jardineries ont rouvert, il y a donc beaucoup de monde à l’intérieur et les mesures de sécurité ne sont pas forcément respectées. Dans les supermarchés, les prix ont augmenté mais il y a de tout. J’ai, tout de même, remarqué que le prix de l’essence a diminué. Le maire de la ville à commandé des masques réutilisables qu’il va distribuer gratuitement à tous les habitants.


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