Abonnement à la Newsletter

  • Blanc Icône Instagram

© 2018 by What's The News (OB). 

Mentions Légales

La Depeche.png

Deux journalistes sont à l'antenne de Saint-Gaudens : Hervé Boucleinville et Jean-Alexandre Lahocsinszky.

Les voicis :

HERVÉ 

BOUCLEINVILLE

"Je travaille à La Dépêche depuis bien 25 ans"

Interview:

Journaliste depuis de longues années, avant d'arrivée à La Dépêche du Midi, Hervé Boucleinville était pigiste sportif à l'Est Républicain à Épinal et à Nancy. Une fois à La Dépêche, il a d'abord été à Toulouse puis à Carcassonne  dans le sport, à Decazeville dans l'Aveyron, à Rodez dans l'Aveyron en local. Il a ensuite dirigé à Cahors, dans le Lot. Il est maintenant à Saint-Gaudens.

Quel est ton rôle à La Dépêche de Saint-Gaudens ?

A Saint-Gaudens, mon rôle est de gérer l'édition du Comminges puisque la Haute-Garonne dispose de plusieurs éditions dont une Comminges qui compte 7 pages en plus des pages toulousaines et départementales. 

Que faisais-tu avant d'arriver à La Dépêche ?

J'étais pigiste sportif à l'Est Républicain à Épinal et à Nancy. Il y avait un gros plan social qui se préparait et donc pas de perspective pour les jeunes pigistes et journalistes. Donc j'ai eu une proposition de La Dépêche du Midi, d'abord à Toulouse, aux sports généraux, et j'ai donc pris mes valises et je me suis installé dans le Sud-ouest.

Qu'est-ce-que tu aimes le plus avec ce journal ?

Une relative autonomie. Comme tous les journaux, on a une ligne éditoriale mais on a quand même une véritable autonomie sur les éditions, dans un souci de proximité,  ce qui fait que les gens sur le terrain ont leur mot à dire sur le contenu.

Au contraire, qu'est ce que tu aimes le moins ?

C'est, peut-être, une qualité mais ça peut être parfois gênant, l'improvisation. C'est un peu le propre du métier - en quotidien en tout cas - d'improviser et parfois c'est un peu difficile. 

Quelles sont les défauts et les qualités de travailler dans une antenne locale ?

Les handicapes, c'est d'être parfois un peu seul puisqu'on est deux en poste à Saint-Gaudens et avec le jeu des repos, des congés et des absences en général, on peut se retrouver seul. On a toujours la possibilité de s'appuyer sur nos collègues toulousains mais sur place, on est seul. A l'inverse, ça renforce aussi cette possibilité d'autonomie, qu'en général, les journalistes apprécient. C'est pas parce qu'on est seul qu'on fait ce qu'on veut mais on prend les décisions, sous réserve qu'elles soient conformes à la ligne éditoriale de La Dépêche.

Quelle est la plus grande qualité d'un journaliste ?

Le premier besoin d'un journaliste, c'est le sens de l'écoute et, plus généralement, de la communication, à ne pas confondre avec les métiers de la communication bien-sûr mais le journaliste qui n'a pas de bon contact avec les gens aura quand même moins d'informations que le journaliste qui a de bon contact. Le sens de l'écoute aussi et une ferme volonté de retranscrire ce que l'interlocuteur nous dit. On arrive forcément avec un a priori, on en a toujours sur tout, mais il faut s'asseoir dessus et faire comme si on n'en avait pas.

Quelle est la place du journal papier aujourd'hui ?

Le journal papier est en recul depuis plusieurs années maintenant. On a toujours espoir d'avoir touché le fond et que ça pourrait rebondir. Je pense qu'il a toujours de l'avenir parce que ça reste un support apprécié mais de moins en moins par les jeunes. Je sais pas si c'est un espoir plus qu'une croyance mais je pense que même les jeunes reviendront tôt ou tard au papier.

Comment La Dépêche se met au numérique ?

Ça fait un moment que La Dépêche travaille sur l'information numérique et sur les nouvelles technologies. Tous les journalistes, ou presque, savent maintenant faire de la vidéo. C'est un peu aléatoire. Sur le numérique, on est handicapé par l'accumulation papier et numérique, c'est-à-dire qu'on a toujours une édition papier à faire, qu'en plus il faut faire du numérique avec des temps de travail qui ne sont pas les mêmes. Le numérique, c'est de l'information en continu et le papier, c'est le journal à J+1. Le problème qu'on a, je parle des journalistes anciens, c'est sans doute différent pour les jeunes, c'est qu'on est formater sur le papier. Le risque, c'est de rester sur le rythme papier, à préparer le journal du lendemain alors que le numérique exige de l’instantanéité.

Quel est le meilleur sujet sur lequel tu ais travaillé à Saint-Gaudens ?

Le meilleur sujet, parce que c'était un peu rapide et urgent, c'était les maréchaux. 3 anciens maréchaux ont perdu la tête, c'est-à-dire que les statues ont été décapité. Ça a fait le buzz sur Saint-Gaudens et dans le département. Tout le monde cherchait les têtes et maintenant tout le monde cherche les coupables. Les têtes ont été retrouvés et sont maintenant ré-installés. Donc c'était pas marrant parce que c'est quand même un acte de vandalisme mais après tout ce ne sont que des statues, même si un symbole de la République. Ce qui était marrant et intéressant, c'était les réactions des gens. Ils étaient très enthousiastes, les pour, les contre, ceux qui en rigolent...

JEAN-ALEXANDRE

LAHOCSINSZKY

"Je suis à La Dépêche depuis 1989"

Interview:

Journaliste à La Dépêche depuis 1989. Il a commencé en tant que correspondant. Il écrit de nombreux articles depuis mais ce qu'il préfère faire, c'est de la photographie. C'est d'ailleurs par ce biais là qu'il est arrivé à l'agence de La Dépêche à Saint-Gaudens. 

Pourquoi avoir choisi de travailler à La Dépêche ?

Parce que La Dépêche, c'est le journal du Comminges. Et en fait, c'est le chef d'agence de l'époque qui venait d'être nommé à ce poste qui restructurait le réseau de correspondants du Comminges. Il est venu chez moi parce que la mairie de Saint-Martory a indiqué qu'il y avait quelqu'un de susceptible de faire ce métier. Au début, je voulais pas faire correspondant et il m'a dit que c'est bien, qu'on fait de la photo, il m'a bien harponné et je ne regrette pas du tout.

Quel est ton rôle à La Dépêche de Saint-Gaudens ?

Je suis journaliste, donc je fais des articles, je fais des photos, beaucoup de photos, c'est ce qui me plaît le plus. J'ai appris à rédiger des articles comme les journalistes. J'ai appris à me servir d'un ordinateur, d'un clavier, de monter les pages.. C'est appris sur le terrain, ici à l'agende de Saint-Go.

Qu'est-ce-que tu aimes le plus avec ce journal ?

Je suis à Saint-Gaudens, donc La Dépêche est loin, elle est à Toulouse mais je sais que je fais partie de La Dépêche. Je fais de mon mieux ce qu'on me demande et, en général, on ne m'embête pas. C'est ça qui me plaît, c'est une certaine indépendance, une certaine autonomie, ici, à Saint-Gaudens.

Au contraire, qu'est ce que tu aimes le moins ?

Qu'on me fasse du mauvais café. Alors je fais le café, moi.

Quelles sont les défauts et les qualités de travailler dans une antenne locale ?

Je pense que d'abord les qualités et les défauts tiennent aux gens. L'agence, en elle-même, est bien implantée en centre-ville. De ce fait, la proximité des habitants est permanente ici et je trouve ça très bien. Je trouve aussi que cette qualité peut devenir un défaut parce que dans notre travail, on est souvent devant l'écran et quand les gens viennent, ils ne se doutent pas qu'on travaille. Il faut, presque, leur répondre. Il faut aussi répondre à des questions qui sortent du métier de journaliste ou de La Dépêche et je trouve que c'est bien aussi. C'est parce qu'on est à Saint-Gaudens qu'on est comme ça. Je pense que ça doit être aussi le cas dans les rédactions départementales. Le contact avec les gens, qu'on soit ici ou devant l'ordinateur ou qu'on soit à l'extérieur en train de faire un reportages ou simplement de se balader personnellement, les gens savent qui on est, qui je suis.

Quelle est la plus grande qualité d'un journaliste ?

C'est le contact, c'est savoir écouter ce qu'on te dit, une grande écoute de la part des gens quel qu'ils soient, qu'ils arrivent ici ou même à l'extérieur pour te dire "je suis pas content de La Dépêche" etc. Il faut écouter et souvent ça se résout, tout de suite, dans la seconde. Sa disponibilité aussi et son sens d'humanité quel qu'il soit, les gens, les personnes avec qui on travaille. Tous les chefs d'agences que j'ai rencontré ici qui n'ont fait que passer, j'ai eu d'excellents contacts avec eux. Le dernier en date, c'est vraiment le bonheur de bosser avec lui. On est obligé d'être en symbiose dans cette petite agence avec les gens qui y sont.

Quelle est la place du journal papier aujourd'hui ?

Elle tient encore une excellence place dans les milieux ruraux, donc chez nous. La preuve, quand les gens n'ont pas leur journal, ils viennent à l'agence pour dire qu'ils ne l'ont pas eu. Donc on les renseigne, que cela se passe à Toulouse, qu'il faut appeler tel numéro et ils le font assez scrupuleusement. Et dans le même temps, si on peut les dépanner avec un journal qu'on leur file, ils sont ravis.

Comment La Dépêche se met au numérique ?

Elle se met aux nouvelles technologies parce que c'est dans le sens de l'évolution global numérique. Si elle le fait pas, La Dépêche est morte. Donc je lui fais toute confiance de se jeter dans les grandes opérations numériques, vidéos, Internet. Je suis peut-être un peu en retard mais je lui fais confiance sur son évolution numérique, ça va dans le sens de l'histoire mais je reste confiant pour le papier.

Quel est le meilleur sujet sur lequel tu ais travaillé à Saint-Gaudens ?

J'ai pas de meilleurs sujets. Tous les sujets que j'ai fais m'ont toujours apporté quelque chose. Au niveau de la connaissance des gens, au niveau de ma manière de réagir par rapport à ce qu'on me demande, ce qu'on me dit. Parfois, c'est un peu dur, parfois, c'est marrant, parfois, c'est speed. Je suis comme une éponge. Je pense que le journalisme c'est aussi ça. C'est comme une éponge qui aspire, qui retient, comme l'eau, tout ce qui a dedans. Ensuite, revenu ici, elle ressort tout ça et change d'océan, de rivière.